L'identité professionnelle des assistantes et des assistants socio-éducatifs.

Authors

  • Valérie Perriard
  • Dolores Angela Castelli Dransart

Abstract

Avec la nouvelle Loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr), entrée en vigueur en 2004, une formation d'assistant ou d'assistante socio-éducative (ASE) aboutissant à un Certificat fédéral de capacité (CFC) a été introduite à partir de la rentrée 2005-2006. Cette formation professionnelle initiale, de type apprentissage, dite de niveau secondaire II, marque une évolution importante dans la formation aux métiers du champ du travail social en Suisse romande puisqu'il s'agit du premier CFC proposé dans cette partie de la Suisse. En effet, contrairement aux cantons suisses alémaniques qui disposaient déjà d'une formation de niveau secondaire II (CFC de sociagogue), en Suisse romande, les professions du travail social - assistant-e social-e, éducateur ou éducatrice sociale et de l'enfance2, animateur ou animatrice socioculturelle - relevaient toutes de la formation professionnelle supérieure, de type études, dite du degré tertiaire (écolessupérieures (ES), hautes écoles spécialisées (HES) et universités).

Dans cette étude, l'identité professionnelle est considérée comme un processus interactif et dynamique, comme la résultante d'un double mécanisme : identification attribuée par les autres (identité pour autrui) et identification attribuée par soi (identité pour soi) (Dubar 1996, 2007). Elle renvoie ainsi «à des définitions de soi, autant qu'à des étiquetages par autrui» (Dubar 1996, p. 257).

Après avoir exposé le cadre méthodologique de la recherche, cet article présente et discute, sur la base des résultats de l'étude, quelques enjeux des dynamiques de différenciation et d'assimilation à l'œuvre dans les institutions qui emploient des ASE.

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Published

2020-07-16

Issue

Section

Schweizerische Zeitschrift für Soziale Arbeit / Revue suisse de travail social